Catégorie : Réglementation

DPE, loi Le Meur, baux et obligations du propriétaire.

  • Les 11 équipements obligatoires d’un logement meublé (liste officielle 2026)

    Un logement meublé loué en résidence principale doit comporter au minimum 11 éléments de mobilier, fixés par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 (en vigueur depuis le 1er septembre 2015). Si l’un d’eux manque, le locataire peut obtenir la requalification du bail en location vide.

    La liste officielle des 11 éléments

    1. Literie comprenant couette ou couverture.
    2. Dispositif d’occultation des fenêtres dans les pièces destinées à être utilisées comme chambre à coucher.
    3. Plaques de cuisson.
    4. Four ou four à micro-ondes.
    5. Réfrigérateur et congélateur, ou compartiment permettant une température inférieure ou égale à −6 °C.
    6. Vaisselle nécessaire à la prise des repas.
    7. Ustensiles de cuisine.
    8. Table et sièges.
    9. Étagères de rangement.
    10. Luminaires.
    11. Matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement.

    Le décret précise aussi que chaque pièce du logement doit être équipée d’éléments de mobilier conformes à sa destination.

    À qui s’applique cette liste ?

    Elle concerne les logements meublés qui constituent la résidence principale du locataire (bail meublé d’un an, bail étudiant, bail mobilité). Les locations touristiques relèvent d’un autre cadre : voir le guide de la loi Le Meur.

    Ce que le décret n’impose pas

    Le lave-linge, le lave-vaisselle, le grille-pain, la bouilleire ou la cafetière ne figurent pas dans la liste obligatoire. Le propriétaire peut toutefois les inclure dans l’inventaire : ils soignent le confort et l’attractivité du logement, et peuvent soutenir le loyer comme le taux d’occupation.

    Les obligations hors décret

    • Un détecteur de fumée dans le logement, obligation issue de la loi ALUR.
    • Un état des lieux d’entrée avec un inventaire détaillé du mobilier, signé par les deux parties.
    • Un logement décent, avant même l’ameublement.

    Bien rédiger l’inventaire

    • Listez chaque meuble et équipement, pièce par pièce, avec son état.
    • Ajoutez des photos datées.
    • Conservez les factures d’achat : elles servent la comptabilité (le mobilier s’amortit au régime réel) et la valorisation lors d’une revente.
    • Faites signer l’inventaire à l’entrée et mettez-le à jour à chaque changement de locataire.

    Le risque : la requalification en location vide

    Un logement insuffisamment équipé peut être requalifié en location vide : durée de bail et préavis du locataire changent alors, et le dépôt de garantie est plafonné à un mois au lieu de deux. Pour un investisseur qui achète un meublé loué, vérifier l’équipement fait donc partie de la checklist d’achat.

    Questions fréquentes

    Combien de meubles obligatoires dans un logement meublé ?

    Onze éléments minimum, fixés par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015, pour un logement meublé qui constitue la résidence principale du locataire.

    Le lave-linge est-il obligatoire en meublé ?

    Non. Le lave-linge ne figure pas dans la liste obligatoire, mais il est courant et apprécié des locataires.

    Que risque-t-on s’il manque un équipement obligatoire ?

    Le locataire peut saisir la commission de conciliation ou le juge, et obtenir la requalification du bail meublé en location vide.

    L’inventaire du mobilier est-il obligatoire ?

    Oui : un inventaire détaillé du mobilier doit figurer dans l’état des lieux d’entrée d’un logement meublé.

    Un meublé complet, c’est un actif prêt à louer.

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    Sources

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  • DPE et location meublée : le calendrier 2025-2034 et l’impact sur la valeur de votre bien

    Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au DPE ne peut plus être mis en location en France métropolitaine ; les logements F suivront au 1er janvier 2028 et les logements E au 1er janvier 2034 (loi Climat et Résilience). Cela concerne aussi les meublés. L’interdiction vise la location, pas la vente, mais elle pèse directement sur la valeur d’un bien destiné à l’investissement.

    Le calendrier d’interdiction à la location

    DateClasse interdite à la locationClasse minimale exigée
    1er janvier 2025GF
    1er janvier 2028FE
    1er janvier 2034ED

    Calendrier valable pour la France métropolitaine. Dans les départements d’outre-mer, il est décalé : la location des logements G sera interdite au 1er janvier 2028 et celle des logements F au 1er janvier 2031.

    Ce qui s’applique déjà aux logements F et G

    • Gel des loyers : depuis août 2022, il est interdit d’augmenter le loyer des logements F et G, à la relocation comme au renouvellement du bail.
    • Pas d’amende automatique, mais un locataire peut engager des démarches pour obtenir la mise en conformité d’un logement qui ne respecte pas l’interdiction.
    • Un DPE opposable : les informations qu’il contient engagent le vendeur ou le bailleur.

    La réforme du DPE de 2026

    Le DPE a été modifié en 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Conséquence, certains logements chauffés à l’électricité gagnent une classe sans travaux, parfois en sortant de la catégorie G. Si votre étiquette date d’avant la réforme, faites-la vérifier : votre bien est peut-être mieux classé qu’auparavant.

    Quel impact sur la valeur d’un meublé ?

    Un meublé classé F ou G est un bien dont la capacité à être loué est menacée à court terme : un acheteur investisseur intégrera donc dans son prix le coût des travaux et le risque de vacance. À l’inverse, un bien en D ou mieux se vend avec une visibilité de long terme sur sa location. Pour un vendeur, un DPE à jour et un plan de travaux chiffré sont des arguments commerciaux (voir Vendre un meublé loué) ; pour un acheteur, ils sont un point de contrôle prioritaire (voir la checklist d’achat).

    Que faire selon votre classe ?

    • Classe G : viser au moins F suffit pour sortir de l’interdiction actuelle, mais il est plus prudent de viser directement E pour anticiper 2028.
    • Classe F : programmer les travaux avant le 1er janvier 2028 pour atteindre E.
    • Classe E : la location reste possible jusqu’en 2033 ; anticiper le passage en D pour 2034 protège la valeur du bien.
    • Classes A à D : aucune interdiction prévue à ce jour ; conserver le DPE à jour.

    Les gains les plus importants viennent généralement de l’isolation, du système de chauffage et de la ventilation. Faites établir un audit énergétique avant de chiffrer les travaux.

    Et les meublés de tourisme ?

    La loi Le Meur aligne progressivement les exigences de performance énergétique des meublés de tourisme sur celles des locations classiques. Le détail est dans notre guide de la loi Le Meur.

    Questions fréquentes

    Un logement DPE G peut-il être vendu ?

    Oui : l’interdiction concerne la mise en location, pas la vente. L’acheteur négociera en revanche le prix en tenant compte des travaux nécessaires pour pouvoir louer.

    À partir de quand les logements F seront-ils interdits à la location ?

    À partir du 1er janvier 2028 en France métropolitaine (1er janvier 2031 en outre-mer), la classe E devenant alors le minimum exigé.

    Les logements meublés sont-ils concernés par l’interdiction ?

    Oui. Le calendrier s’applique aux logements mis en location, qu’ils soient loués vides ou meublés.

    Peut-on augmenter le loyer d’un logement classé F ou G ?

    Non : depuis août 2022, les loyers des logements F et G sont gelés, à la relocation comme au renouvellement du bail.

    Un meublé bien classé, un investissement plus serein.

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    Sources

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  • Loi Le Meur : ce que doivent savoir les propriétaires de meublés de tourisme en 2026

    La loi Le Meur (loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024) encadre les meublés de tourisme : enregistrement obligatoire de tous les meublés de tourisme depuis le 20 mai 2026, abattements du micro-BIC réduits pour les meublés non classés, pouvoirs accrus des communes et des copropriétés, et exigences de performance énergétique progressives. Son objectif affiché : rééquilibrer le marché en faveur de la location résidentielle longue durée.

    Les 5 mesures à connaître

    1. L’enregistrement obligatoire. Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme loué en France doit être enregistré et porter un numéro d’enregistrement à treize caractères, affiché sur les annonces en ligne.
    2. Une fiscalité resserrée. Le micro-BIC est réduit pour les meublés non classés (tableau ci-dessous).
    3. Un plafond abaissable pour la résidence principale. La location d’une résidence principale est limitée à 120 jours par an ; les maires peuvent abaisser ce plafond à 90 jours.
    4. Le pouvoir des copropriétés. Les copropriétaires peuvent, dans certaines conditions et à la majorité des deux tiers, modifier le règlement pour encadrer ou interdire les meublés de tourisme.
    5. Des exigences de DPE. Les exigences de performance énergétique des meublés de tourisme sont progressivement alignées sur celles des locations classiques (voir le calendrier du DPE).

    Micro-BIC : le tableau 2026

    Type de location meubléePlafond de recettesAbattement
    Meublé de tourisme classé77 700 €50 %
    Meublé de tourisme non classé15 000 €30 %
    Location meublée longue durée77 700 €50 %

    Classer son meublé : un levier fiscal

    Le classement agit à la fois comme un label de qualité et comme un levier fiscal. Deux exemples fictifs :

    • 12 000 € de recettes : non classé, l’abattement de 30 % laisse 8 400 € imposables ; classé, l’abattement de 50 % n’en laisse que 6 000 €, soit 2 400 € de base imposable en moins.
    • 20 000 € de recettes : non classé, le plafond de 15 000 € est dépassé et le régime réel s’applique ; classé, le micro-BIC à 50 % reste possible et laisse 10 000 € imposables.

    Pour comparer micro-BIC et réel, voir LMNP en 2026 : micro-BIC ou régime réel.

    Votre check-list de mise en conformité

    • Obtenir le numéro d’enregistrement auprès de votre commune et l’afficher sur chaque annonce.
    • Évaluer l’intérêt d’un classement du meublé.
    • Lire le règlement de copropriété et suivre les assemblées générales.
    • Vérifier le DPE et le calendrier de votre bien.
    • Se renseigner auprès de la mairie : autorisation de changement d’usage, limites de durée, quotas éventuels.
    • Déclarer correctement vos revenus et la taxe de séjour.

    Et si je repassais en longue durée ?

    La location meublée de longue durée conserve son cadre fiscal (plafond de 77 700 €, abattement de 50 %), avec une gestion plus légère. Notre comparatif longue durée ou courte durée en 2026 détaille les revenus nets dans chaque cas.

    Cet article est informatif. Les règles locales varient : renseignez-vous auprès de votre mairie et d’un conseil juridique ou fiscal.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que la loi Le Meur ?

    C’est la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, qui encadre davantage les meublés de tourisme pour rééquilibrer le marché locatif en faveur des résidents permanents.

    L’enregistrement d’un meublé de tourisme est-il obligatoire ?

    Oui, pour tous les meublés de tourisme depuis le 20 mai 2026. Le numéro d’enregistrement doit figurer sur les annonces en ligne.

    Quel abattement pour un meublé de tourisme non classé ?

    30 % jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles. Au-delà de ce plafond, le régime réel s’applique.

    Une copropriété peut-elle interdire la location de courte durée ?

    Dans certaines conditions, oui : le règlement peut être modifié à la majorité des deux tiers pour encadrer ou interdire les meublés de tourisme. Renseignez-vous auprès du syndic avant d’acheter ou de louer.

    Un meublé conforme se vend mieux.

    Publiez le vôtre sur je-vends-mon-meuble.fr avec son numéro d’enregistrement, ses revenus et son taux d’occupation.

    Sources

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