Étiquette : location courte durée

  • Loi Le Meur : ce que doivent savoir les propriétaires de meublés de tourisme en 2026

    La loi Le Meur (loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024) encadre les meublés de tourisme : enregistrement obligatoire de tous les meublés de tourisme depuis le 20 mai 2026, abattements du micro-BIC réduits pour les meublés non classés, pouvoirs accrus des communes et des copropriétés, et exigences de performance énergétique progressives. Son objectif affiché : rééquilibrer le marché en faveur de la location résidentielle longue durée.

    Les 5 mesures à connaître

    1. L’enregistrement obligatoire. Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme loué en France doit être enregistré et porter un numéro d’enregistrement à treize caractères, affiché sur les annonces en ligne.
    2. Une fiscalité resserrée. Le micro-BIC est réduit pour les meublés non classés (tableau ci-dessous).
    3. Un plafond abaissable pour la résidence principale. La location d’une résidence principale est limitée à 120 jours par an ; les maires peuvent abaisser ce plafond à 90 jours.
    4. Le pouvoir des copropriétés. Les copropriétaires peuvent, dans certaines conditions et à la majorité des deux tiers, modifier le règlement pour encadrer ou interdire les meublés de tourisme.
    5. Des exigences de DPE. Les exigences de performance énergétique des meublés de tourisme sont progressivement alignées sur celles des locations classiques (voir le calendrier du DPE).

    Micro-BIC : le tableau 2026

    Type de location meubléePlafond de recettesAbattement
    Meublé de tourisme classé77 700 €50 %
    Meublé de tourisme non classé15 000 €30 %
    Location meublée longue durée77 700 €50 %

    Classer son meublé : un levier fiscal

    Le classement agit à la fois comme un label de qualité et comme un levier fiscal. Deux exemples fictifs :

    • 12 000 € de recettes : non classé, l’abattement de 30 % laisse 8 400 € imposables ; classé, l’abattement de 50 % n’en laisse que 6 000 €, soit 2 400 € de base imposable en moins.
    • 20 000 € de recettes : non classé, le plafond de 15 000 € est dépassé et le régime réel s’applique ; classé, le micro-BIC à 50 % reste possible et laisse 10 000 € imposables.

    Pour comparer micro-BIC et réel, voir LMNP en 2026 : micro-BIC ou régime réel.

    Votre check-list de mise en conformité

    • Obtenir le numéro d’enregistrement auprès de votre commune et l’afficher sur chaque annonce.
    • Évaluer l’intérêt d’un classement du meublé.
    • Lire le règlement de copropriété et suivre les assemblées générales.
    • Vérifier le DPE et le calendrier de votre bien.
    • Se renseigner auprès de la mairie : autorisation de changement d’usage, limites de durée, quotas éventuels.
    • Déclarer correctement vos revenus et la taxe de séjour.

    Et si je repassais en longue durée ?

    La location meublée de longue durée conserve son cadre fiscal (plafond de 77 700 €, abattement de 50 %), avec une gestion plus légère. Notre comparatif longue durée ou courte durée en 2026 détaille les revenus nets dans chaque cas.

    Cet article est informatif. Les règles locales varient : renseignez-vous auprès de votre mairie et d’un conseil juridique ou fiscal.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que la loi Le Meur ?

    C’est la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, qui encadre davantage les meublés de tourisme pour rééquilibrer le marché locatif en faveur des résidents permanents.

    L’enregistrement d’un meublé de tourisme est-il obligatoire ?

    Oui, pour tous les meublés de tourisme depuis le 20 mai 2026. Le numéro d’enregistrement doit figurer sur les annonces en ligne.

    Quel abattement pour un meublé de tourisme non classé ?

    30 % jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles. Au-delà de ce plafond, le régime réel s’applique.

    Une copropriété peut-elle interdire la location de courte durée ?

    Dans certaines conditions, oui : le règlement peut être modifié à la majorité des deux tiers pour encadrer ou interdire les meublés de tourisme. Renseignez-vous auprès du syndic avant d’acheter ou de louer.

    Un meublé conforme se vend mieux.

    Publiez le vôtre sur je-vends-mon-meuble.fr avec son numéro d’enregistrement, ses revenus et son taux d’occupation.

    Sources

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  • Taux d’occupation d’un meublé : quel niveau viser et comment le lire

    Le taux d’occupation d’un meublé est la part de la période pendant laquelle le bien est effectivement loué : jours loués ÷ jours de la période × 100. Un bien loué 11 mois sur 12 affiche 91,7 %. C’est l’indicateur qui transforme un loyer affiché en revenu réel, et donc la rentabilité théorique en rentabilité vécue.

    La formule, avec deux exemples

    • Longue durée : 11 mois loués sur 12 = 11 ÷ 12 = 91,7 % d’occupation, soit 8,3 % de vacance.
    • Courte durée : 220 nuits louées sur 365 = 220 ÷ 365 = 60,3 % d’occupation.

    Vacance et occupation sont les deux faces d’une même médaille : vacance = 100 % − occupation.

    Pourquoi il compte plus que le loyer

    Un loyer de 900 € par mois représente 10 800 € par an à pleine occupation. À 85 % d’occupation, il n’en reste que 9 180 € : 1 620 € de moins chaque année, sans que le loyer affiché ait changé. C’est pourquoi la rentabilité réelle d’un meublé se calcule toujours avec le taux d’occupation.

    Les repères 2026 en courte durée

    Selon une analyse de la plateforme Guestadom portant sur juillet 2026, le littoral Manche-Bretagne affiche le taux d’occupation le plus élevé du panel étudié, à 77 %, avec des pointes à 85 % à Perros-Guirec, 84 % à Saint-Malo et 83 % à Biarritz. Dans le même temps, l’occupation des grandes villes est tombée à 48,5 % en juillet, contre 57,4 % en juin. Ces chiffres rappellent qu’un taux d’occupation n’a de sens que rapporté à une zone, à une saison et à un type de bien. Ce sont des mesures d’un mois d’été, pas des moyennes annuelles.

    En longue durée : la vacance entre deux locataires

    En bail meublé classique d’un an, la vacance correspond aux périodes entre deux locataires : un mois par an donne 91,7 %. Attention au bail étudiant de 9 mois : si le logement reste vide les trois mois restants, l’occupation plafonne à 75 %. Le bail mobilité (1 à 10 mois) permet de mieux combler ces creux.

    Les 3 pièges à éviter

    1. La moyenne annuelle qui masque la saisonnalité. Un bien peut afficher 80 % en été et 30 % hors saison : demandez le détail mois par mois.
    2. La base de calcul. Le taux est-il calculé sur 365 jours, ou sur les seuls jours ouverts à la réservation ? Les jours bloqués par le propriétaire changent le résultat.
    3. L’occupation sans le prix. Un bien rempli parce qu’il est bradé n’est pas un bon bien. Regardez le revenu par nuit disponible (RevPAR) : prix moyen de la nuit × taux d’occupation.

    Exemple : une nuit à 90 € avec 60 % d’occupation donne 54 € par nuit disponible, soit environ 19 700 € de recettes brutes sur l’année, avant commissions, ménage et charges.

    Comment vérifier un taux d’occupation annoncé

    • Demandez le calendrier de réservations ou l’export de la plateforme sur 12 mois minimum.
    • Recoupez-le avec les relevés bancaires : les nuits déclarées doivent correspondre aux sommes versées.
    • En longue durée, demandez les baux successifs avec leurs dates, pour reconstituer les périodes de vacance.

    La liste complète des pièces à demander est dans Revenus locatifs vérifiés : quels justificatifs demander.

    Questions fréquentes

    Quel est un bon taux d’occupation pour un meublé ?

    Il n’existe pas de seuil universel. En longue durée, au plus un mois de vacance par an (91,7 % d’occupation) est un repère courant. En courte durée, comparez l’occupation et le prix moyen de la nuit à ceux de la même zone et de la même saison.

    Comment calculer le taux d’occupation d’un meublé ?

    Divisez le nombre de jours (ou de mois) loués par la durée totale de la période, puis multipliez par 100. Exemple : 11 mois loués sur 12 donnent 91,7 %.

    Quelle différence entre taux d’occupation et vacance locative ?

    Ils sont complémentaires : vacance = 100 % − occupation. Un bien occupé à 91,7 % présente 8,3 % de vacance.

    Le taux d’occupation inclut-il les jours bloqués par le propriétaire ?

    Cela dépend de la méthode : certains calculs excluent ces jours de la base. Demandez toujours sur quelle période et sur quels jours le taux a été calculé.

    Le taux d’occupation, visible avant l’achat.

    Sur je-vends-mon-meuble.fr, le taux d’occupation de chaque meublé est renseigné dans l’annonce, à côté des loyers réellement perçus.

    Sources

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